J'ai aussi entendu à l'instant le débat de France Culture qui va dans le même sens et je dis que nous avons tous faux et que si MS Royal surfe sur son mascarin privé (oh, ces alsaciens, comme ils sucent le français) - alors que le PS croit encore surfer sur son mascaret privé qu'il croit déclenché pour lui le 21 avril 2002 de manière toute privative - elle est aussi déjà elle-même un train en retard. Car si MSR change tout, elle va sur le spot-market faire du coup par coup populiste avec son non-programme et absente de la Conscience durable de Gauche.

Les français savent tous qu'ils sont passés à autre chose, ils le vivent à l'usine, même les PME sont en partenariat loin de nos frontières du pays.

Les français voient très bien qu'ils sont les jouets dans cette laitance noire du libre échangisme ultra-libéral avec les hedgers et les fonds, avec la précarisation, l'appauvrissement généralisé et les multiples sous-contrat de travail, mais ils veulent une réponse politique qui définisse en mots ce carcan dit hypra-ouvert et ils veulent une action musclée pour rediriger les forces vivantes et agissantes vers celle de l'humain.

Je sens bien ce train qui nous attend, il y a déjà pleins de passagers tactiles et virtuels dedans, à nous de devancer la médiocrité.

MS Royal, la Rénovatrice des canevas, entache toutes variations du terme "Rénov". Pour moi "rénov" a la même force du préfixe "noso". "Rénov" est monopolisé, en terme de droit de marques déposées et peut presque être considéré comme une Marque-telle-quelle qui jouit d'une notoriété et du droit d'interdiction (à l'utilisation par un tiers) sans même avoir besoin d'être déposée. Il est est de même pour le préfixe "re".

Pour moi, les mots sont des granulés disséminés sur mon parcours ou que je décide de visiter. Pour moi, un mot sert à essayer des trucs pour voire comment ça se pense et pour voir, dans mes longs questionnements de questeur de l'âme - je n'écoute pas, j'interroge - si mes congénères existent déjà ailleurs ensemble dans un monde qui n'a pas de cadre conceptuel mais qui est pourtant une réalité unissante, en bonne et en mauvaise part, et ceci beaucoup plus profondément que nous ne le soupçonnons.

Ensuite, croyant fondamentalement que tout n'a pas été écrit, et que l'homme n'est pas un palimpseste de ses précédents, je pense que nous pouvons affirmer sans rougir (joh! là on peut dire) que notre historicité est devant nous et que les mots qui ont été dits par nos grands Socialistes historiques n'ont pas encore tout révélé. Nous travaillons à Fonder et à inventer. J'ai une telle foi en l'invention.

C'est dans cet état d'esprit que je voudrais que nous nous mettions à gauche. Pas de "re", comme dans "re-naître", "re-fonder", pas de "réno" comme dans "rénover", "rénovation" dans nos têtes, nous sommes assez dignes pour ne pas avoir de leader dans le futur et dans le passé. Tout ceci pour dire: les fugacités de la rue nous entourent de partout, sachons les raconter, les mettre en forme et en oeuvre pour fonder le socialisme.

Le moment est venu de se faire entendre. Une nouvelle fenêtre climatique ne va plus exister avant 4 ans, aux Législatives de 2012. Nous sommes assez dignes pour ne pas avoir de leader dans le futur et dans le passé.