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J'oubliais d'écrire l'introduction à ce billet. Ségolène veut créer un nouveau métier, le père fouetard, le Hanstrapp, au fond de la classe pour aider le dissipateur de savoir de devant la classe à se répandre.

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En Allemagne on fait dès la maternelle les Team-Arbeiten et les Workshops (en anglais ds le texte), soit les Travaux de groupe et les ateliers. Là est toute la différence avec la découverte de la réussite par accession à la classe d'élites que nous avons en France. Des bons, il y en a peu, le reste avec d'autres savoirs doit-il être l'indigne du groupe? Tu kiffes, celui qui prend les profs pour les apparatchikis de l'intelligence?

L'ignorance me rend fondamentalement heureux, car je me donne les moyens de conquérir ce nouveau domaine d'investigations, de le sonder, de le contourner et d'aller jusqu'au bout de ce que je peux. Voilà ce que j'enseigne. Pas du savoir. J'ai besoin d'admirer mes apprenants, ceux qui osent et se jettent à l'eau dans l'accession et le partage des réflexions suscitées face à un savoir, qui n'est pas le mien. Je n'ai eu que l'avance de concentrer un peu quelques notions que je redonne. Tu kiffes, celui qui prend les profs pour les apparatchikis de l'intelligence?

En Allemagne, les tables des bambins sont en petits pâtés dans la salle de classe, donc 50% font dos à ce qui est orienté architectoniquement comme étant le devant de la classe. L'esprit de l'ascenseur social est ancré dans les gènes.

Vous voyez donc, "autres cultures autres habitudes", que ce n'est pas le jeune qui est au centre, mais l'apprenant.

Les discours sur le savoir me font énormément peur. Le savoir vient de soi, le professeur ne fait que de montrer où l'apprenant peut aller, et jusqu'où d'autres sont arrivés, en pensant.