verdi_2011.jpgLe syndicat des employés des services publics fédéraux et communaux,  ver.di, Vereinte Dienstleistungsgewerkschaft,  vient d’annoncer le 4 avril 2010 que les partenaires des négociations sur les conventions collectives (Tarifpartner / Tarifrunde) se sont mis d’accord. Suite à un référendum interne, 82,95% des syndiqués de ver.di on exprimé leur accord sur les nouveaux acquis sociaux. En Allemagne "acquis sociaux" ne sont pas des gros mots (soziale Errungenschaften). En Allemagne, il n’y a pas de syndicats de petites cliques politiques, il y a un seul syndicat de branche qui est assis en face d’un seul syndicat d’employeurs de cette branche.

Les 580.000 employés des services publics des Länder allemands obtiennent un versement unique de 360 euros (120 pour les apprentis) et à partir du 1er avril 2010 une augmentation annuelle de 2,3%. Au 1er janvier 2012 leur salaire va de nouveau augmenter de 2,55%. Cette convention collective sera en vigueur jusqu’en décembre 2012, où commenceront un nouveau cycle de négociations. Les employés de la Deutsche Telekom ont obtenu le 26 mars 2011 une augmentation de 5,15%.

ver.di se joint à la campagne de IG-Metall "equal pay - gleicher Lohn für gleiche Arbeit" qui se bat pour un traitement égal des contrats à durée indéterminée, des contrats à durée déterminée et des travailleurs intérimaires et temporaires (Leiharbeit).

En 29 mars 2008 les 2,1 millions d'employés des services publics de la fédération allemande (der Bund) et des régions (das Land, die Länder) et des communes avaient obtenu 5,1 % d'augmentation en moyenne pour 2008 pour culminer à 8,7% d'augmentation à partir de janvier 2009 sans prolongement du temps de travail. En octobre 2008 IG-Metall avait obtenu +8% d'augmentation salariale pour ses 3,6 millions d'employés de la branche. Avec des structures qui écoutent les travailleurs, l'Allemagne n'a pas besoin de se demander si un "Front Républicain" est à organiser aux élections pour barrer la route aux fascistes. En France on s'occupe de la Chasse au furet - 2012, et les français courent au Aldi parce qu'ils ont conscience des prix.