Warnstreiks_Google_Maps_IG_Metall_2010.jpgCette victoire de IG-Metall a été obtenue après le "Référendum de grève" (Urabstimmung) et après deux semaines de grèves d'avertissement (Warnstreiks) tournantes ( Voir "Activités d'automne" sur Google Maps) et avec la menace d'une grève générale.

Les politiciens de gauche et les syndicats en France essayent de cacher leur impuissance et leur médiocrité en dénonçant un soi-disant dumping salarial allemand qui n'a jamais eu lieu. Et bien que les allemands se soient volontairement serrés la ceinture pour financer la réunification pour laquelle ils doivent encore rembourser des emprunts d'État pendant les... 50 années à venir, la démocratie du Travail montre en Allemagne qu'elle est saine et que le libre jeu des forces en présence (Lutte des classes) fonctionne.

La France, fille de la Révolution et de la Commune de Paris, est un pays mort qui monte tous les 90 ans sur des barricades et qui laisse ses pauvres s'appauvrir. La France se comporte en réalité comme "Fille de l'église" en multipliant le clonage de pauvres pour leur faire la charité.

Au début de ladite Crise, en octobre 2008, IG-Metall et les autres syndicats allemands ne se sont pas laissés éberluer par les discours défaitisants et d'initiation à l'austérité. IG-Metall avait obtenu 8% d'augmentation pour les employés de la métallurgie, du fer, de l'acier, de l'électrotechnique, du textile, de l'habillement, de l'artisanat, du bois et des matériaux synthétiques.

A partir de septembre 2010 tous les salariés de cette branche obtiennent 3,6% d'augmentation et les Travailleurs intérimaires et temporaires obtiennent "Gleiches Geld für gleiche Arbeit" (le même argent pour le même travail). Les salariés temporaires ou intérimaires touchaient au moins 20 % de moins que les salariés en poste. Les Travailleurs allemands ont montré leur solidarité avec les travailleurs temporaires et se sont donnés les moyens pour le faire savoir et l'imposer au patronat et aux actionnaires. Pour les Travailleurs allemands, les Travailleurs temporaires, ne sont pas des animaux étrangers qui viennent manger dans leur assiettes, leur voler leur travail. Cet accord sur l'égalité des Travailleurs en poste et des Travailleurs temporaires et intérimaires est un accord historique. Le patronat allemand ne pourra plus licencier pour réembaucher secrètement des Travailleurs à meilleur marché et pour exercer sur les salaires une pression vers le bas. Cette égalité entre les Travailleurs en poste et le Travailleurs temporaires ou intérimaires est appelée Fairness-Garantie dans l'accord salarial. De plus, chaque Travailleur en poste et chaque Travailleur temporaire reçoit en septembre immédiatement une prime de 150 euros. La prime pour formation est augmentée de 40 euros par mois pour les apprentis et pour tout personnel en formation. Cette convention collective est valable 14 mois à l'issue de laquelle un nouveau tour de négociations sera engagé comme il se doit et comme le garantit la Loi Fondamentale allemande (Grundgesetz - Constitution). En Allemagne la cotisation au syndicat (mot singulier) est directement prélevée sur le salaire après accord du Travailleur et reversée par les services comptables des entreprises au syndicat de branche. En Allemagne on ne se cache pas quand on est un Travailleur et l'adhésion au syndicat ne révèle pas les affinités politiques.

Cet accord salarial est maintenant soumis au vote des adhérents de IG-Metall et entrera alors en vigueur dans deux semaines. La semaine des 35 heures est toujours la norme en vigueur en Allemagne, le temps réel travaillé est de 39,1 heures, ce qui fait 4,1 heures supplémentaires mieux payées. IG-Metall avait lancé au début de la crise en 2008 le slogan "Historische Korrektur" (la Correction historique) quand le gouvernement allemand avait donné 500 milliards de bail-out aux banques définitivement en faillite. En France les chiffres ne sont pas connus. IG-Metall a donné à ce tour de septembre 2010 des négociations de la nouvelle convention collective le nom "Kurswechsel jetzt" (changement de cap maintenant). IG-Metall a installé le Portal du Kurswechsel sur le web.

IG-Metall a prévenu: "la party aura lieu à la prochaine négociation salariale, dans 14 mois. L'objectif de ces dernières négociations était l'emploi. Aux prochaines négociations IG-Metall parlera argent." Vous pouvez faire confiance aux syndicats allemands. Cette négociation de septembre 2010 est un signal pour les autres syndicats de branche qui ne revendiqueront pas moins que IG-Metall.

Le prochain combat de IG-Metall sera aussi de revenir sur la retraite à 67 ans. Mais attention! La retraite à 67 ans en Allemagne n'est pas ce que l'on veut en penser en France. Le départ progressif des Senioren est intégré, les aménagements de travail selon l'âge et la pénibilité y sont intégrés, les années d'étude comptent pour la retraite, etc. Mais la date butoir de 67 ans est une injure aux Travailleurs parce que si elle prend en compte un allongement de la durée de vie, elle ne tient pas compte des augmentations de productivité à 3 chiffres depuis une trentaine d'année. Les Travailleurs allemands ne payeront pas pour la Crise financière et bancaire. Les salariés français payeront pour la crise et pour leur immaturité et impuissance à s'organiser. En France, le pdt de la République en poste se comporte comme un roitelet parce que les syndicalistes et les politiciens français sont eux-mêmes de roitelets-adjoints qui ne sont pas au service du public.

L'Irlande vient d'annoncer cette nuit qu'elle lui manque 50 milliards d'euro pour recapitaliser ses banques en faillite dont la Anglo Irish Bank. L'Irlande avait été privilégiée pendant 10 ans par Bruxelles, les Commissions et les Fonds structurels européens pour mettre en œuvre la politique libérale de la privatisation de tout et de plus encore. L'Irlande avait été adorée dans les années 2000 comme "Tigre Celtique". Proportionnellement au nombre d'habitants et grâce à ses lobbies surdoués, et grâce aux lobbies financiers l'Irlande a été le pays qui a touché le plus de Fonds structurels européens, ce qui s'était encore renforcé pour lui faire adopter le "Yes" au référendum repetita pour adopter le Traité de Lisbonne, le Traité Simplifié modificatif (TSE / TCE). Depuis l'automne 2008, l'Irlande avait été encensée par Bxl, les marchés financiers et les agences de notation pour avoir été le premier pays à mettre en œuvre les plans d'austérité, les réductions de salaires, etc. Tous les modèles irlandais ont échoué. L'Irlande est en banqueroute d'État et redevient un pays d'émigration comme lors de la Potatoe Famine au XIXème siècle. Pour l'Irlande, il existe l'assurance-vie du Fonds Européen de Stabilité Financière - FESF de 750 milliards pour les sauver, et une fois de plus c'est l'Europe, les européens et les budgets nationaux qui paieront les dettes, que l'on n'appelle pas "dette publique" mais avec lesquelles ont gronde le citoyen et le Travailleur.

Ce ne sera pas le cas pour la Grande-Bretagne qui s'est opposé à la création de ce FESF, alors que les investisseurs financiers n'auraient jamais pu espérer obtenir un tel jouet qui est noté Triple-A / AAA par les agences de notation. Il manque au début de cet automne, 200 milliards à la Grande Bretagne pour recapitaliser ses banques en faillite, mais le gouvernement et la City ne l'ont pas encore annoncé. La Société Générale commence à domicilier en France 100 milliards de pertes et positions toxiques et pourries, mais en France les roitelets-adjoints, Chérèque et Thibault, se chamaillent et Besson, ministre, attise la xénophobie transcourant droite-gauche.

La clause "Equal Pay" en anglais dans les textes allemands de la convention collective arrive à temps pour imposer la parité des salaires entre les Travailleurs en poste et les Travailleurs vendus en tranches horaires par les agences d'intérim. En effet à partir de mai 2011, les Travailleurs polonais seront autorisés par la Commission de Bruxelles à circuler librement en Europe, or les sociétés polonaises de louage de services des Travailleurs temporaires payent à 4,5 euros l'heure les Travailleurs polonais. Les Directives européennes sur la Libre Circulation des Travailleur et sur le Détachement des Travailleurs imposent par voie légale le dumping social, salarial et fiscal.